Ce chapitre ne se lit pas comme les autres : c'est une page qu'on consulte, pas qu'on lit
d'un bout à l'autre. Trois listes — les termes musicaux courants, le vocabulaire italien
qu'on trouve sur presque toutes les partitions, et les symboles de la notation — chacune avec
sa propre recherche, pour retrouver un mot en trois lettres plutôt que de le chercher dans un
mur de texte. Beaucoup d'entrées renvoient vers le chapitre qui explique la notion en détail,
avec un exemple à écouter.
Termes musicaux
Anacrouse — note ou groupe de notes qui démarre une phrase avant le premier temps fort de la mesure, comme un élan avant le départ.
Chromatisme — passage qui avance par demi-tons successifs, souvent hors des notes de la tonalité en cours — voir la gamme chromatique au chapitre armures et tonalités.
Contrepoint — l'art de superposer plusieurs lignes mélodiques indépendantes qui restent cohérentes jouées ensemble — voir la fugue au chapitre formes musicales et formations.
Degré — la position d'une note dans une gamme, numérotée de 1 (la tonique) à 7 — voir le chapitre armures et tonalités.
Dièse, bémol, bécarre — voir le chapitre la portée et les clés et la section « symboles » plus bas.
Harmonie — l'étude des accords, de leur construction et de la façon dont ils s'enchaînent — voir le chapitre les accords.
Phrase — une unité de sens musical, avec son début et sa fin marqués par une cadence, comme une phrase de langage — voir le chapitre cadences, modulation et phrasé.
Pupitre — le groupe d'instrumentistes qui joue la même partie dans un orchestre (le pupitre des premiers violons, par exemple).
Registre — la zone de hauteur (grave, médium, aigu) où une voix ou un instrument sonne le plus naturellement.
Tessiture — l'étendue de notes qu'une voix ou un instrument peut jouer confortablement, du plus grave au plus aigu.
Timbre — la couleur sonore propre à chaque instrument ou voix : ce qui fait qu'un do joué au violon ne sonne pas comme un do joué à la flûte, même à la même hauteur.
Unisson — plusieurs voix ou instruments qui jouent exactement la même note, en même temps.
Aucun terme ne correspond à cette recherche.
Termes italiens
L'italien est resté la langue des indications de tempo et de nuance sur la plupart des
partitions occidentales, quelle que soit la nationalité du compositeur — un héritage de
l'influence de la musique italienne aux XVIIe et XVIIIe siècles, jamais vraiment remplacé
depuis.
Staccato — détaché : chaque note est nettement séparée de la suivante — voir le chapitre nuances et articulations.
Tenuto — tenu : la note garde toute sa durée écrite, sans être raccourcie.
Rubato — littéralement « volé » : l'interprète accélère et ralentit légèrement, en toute liberté, sans que le tempo écrit soit rigoureusement respecté.
A tempo — de retour au mouvement initial, après un passage plus libre.
Accelerando — en accélérant progressivement.
Rallentando / ritardando — en ralentissant progressivement.
Morendo — en mourant, en s'éteignant progressivement jusqu'au silence.
Subito — subitement, tout de suite (par exemple « piano subito » : doucement, sans transition).
Da capo (D.C.) — on reprend depuis le tout début du morceau — voir le chapitre ornements et abréviations.
Dal segno (D.S.) — on reprend depuis le signe indiqué plus haut dans la partition, pas depuis le début.
Attacca — on enchaîne directement avec le mouvement suivant, sans silence ni pause entre les deux.
Arco / pizzicato — à l'archet (jeu normal) / en pinçant la corde avec les doigts, pour les instruments à cordes frottées.
Con sordino / senza sordino — avec sourdine (son étouffé, plus feutré) / sans sourdine.
Aucun terme ne correspond à cette recherche.
Symboles
La plupart de ces symboles sont déjà visibles, en situation, dans les partitions gravées
par Lyrico au long des autres chapitres : cette liste sert surtout à retrouver rapidement
ce que veut dire un signe qu'on vient de croiser.
Accent (>) — la note qui le porte est jouée nettement plus fort que ses voisines — voir le chapitre nuances et articulations.
Tête de note en losange — indique une harmonique : la note écrite est celle où le doigt effleure la corde, pas celle qu'on entend — voir le chapitre notation contemporaine.
Ligne ondulée au-dessus d'une note — indication de jeu étendu (par exemple le flatterzunge des vents) — voir le chapitre notation contemporaine.