Un intervalle, c'est la distance entre deux notes. On la compte en degrés, en incluant les deux notes des extrémités : de do à mi, on compte do, ré, mi — trois degrés, donc une tierce. C'est la seule règle de comptage à retenir, et elle explique pourquoi une note répétée s'appelle un unisson et non un zéro.
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Deux intervalles peuvent couvrir le même nombre de degrés sans sonner pareil : de do à mi et de ré à fa sont deux tierces, mais la première est majeure et la seconde mineure — un demi-ton d'écart. Les secondes, tierces, sixtes et septièmes se déclinent en majeures et mineures ; les quartes, quintes et octaves sont dites justes.
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Renverser un intervalle, c'est faire passer sa note du bas au-dessus de sa note du haut — en la remontant d'une octave, ou en descendant l'autre note d'une octave. Le résultat suit toujours la même règle arithmétique : le nombre de l'intervalle renversé, ajouté au nombre de l'intervalle de départ, fait toujours neuf (une tierce devient une sixte, une seconde devient une septième…), et sa qualité s'inverse presque toujours à l'identique — majeur devient mineur, mineur devient majeur, augmenté devient diminué, diminué devient augmenté. Seuls les intervalles justes (quarte, quinte, octave) restent justes une fois renversés.
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Rien n'empêche un intervalle de dépasser l'octave : on l'appelle alors composé, et on continue simplement à compter les degrés au-delà de huit — une neuvième, c'est une octave plus une seconde ; une dixième, une octave plus une tierce. La relation entre les deux notes reste de la même nature (une neuvième « sonne » comme une seconde, en plus large), ce qui explique pourquoi on entend souvent les intervalles composés comme de simples échos, à l'octave près, des intervalles simples déjà connus.
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Les chorals de Bach sont un terrain d'écoute idéal : quatre voix, des intervalles francs, un tempo qui laisse le temps de les identifier.