Transposer un morceau, c'est déplacer toutes ses notes du même nombre de degrés, dans le même sens — comme si on faisait glisser toute la partition d'un bloc sur le clavier. Rien ne change dans les rapports entre les notes : la mélodie garde exactement le même dessin, les mêmes écarts, le même rythme. Seule la hauteur générale change, un peu comme une photo qu'on agrandirait ou réduirait sans en modifier les proportions.
Chargement de la partition…
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Une transposition se définit toujours par un intervalle : « une seconde plus haut », « une quarte plus bas »… (voir le chapitre sur les intervalles). Pour que la mélodie garde exactement le même caractère, chaque intervalle qui la compose doit rester du même type — une tierce majeure transposée reste une tierce majeure, jamais une tierce mineure. C'est ce qui oblige à changer l'armure en même temps que les notes : dans l'exemple ci-dessus, passer de do à ré majeur ajoute deux dièses, sans quoi le motif transposé sonnerait faux.
Un chanteur transpose un morceau pour le ramener dans le confort de sa voix — trop grave pour une soprano, trop aigu pour une basse, la mélodie reste la même, seule sa hauteur s'adapte. Certains instruments transposent par construction : une clarinette « en si bémol » sonne un ton plus bas que ce qui est écrit, ce qui oblige son professeur à écrire sa partie transposée pour que les doigtés restent les mêmes d'un instrument à l'autre de la même famille. Et un professeur transpose souvent un morceau vers une tonalité à moins de dièses ou de bémols, simplement pour le rendre plus facile à déchiffrer à un débutant.
Le lecteur de Lyrico sait transposer n'importe quelle partition du corpus à la volée, sans toucher au fichier d'origine — un livre ne peut montrer qu'un exemple figé, ici on peut comparer les deux versions d'un même choral de Bach, jouées l'une après l'autre.
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