Théorie musicale

Les formes musicales et les formations instrumentales

Une forme, c'est un plan de construction

Un morceau de musique n'est presque jamais improvisé au hasard : il suit un plan, une façon d'organiser les idées dans le temps, exactement comme un texte suit un plan en paragraphes. Ce plan s'appelle la forme. Il repose toujours sur le même principe — répéter une idée pour la rendre reconnaissable, la varier pour la renouveler, la contraster avec une idée différente pour créer du mouvement — décliné de mille façons selon les époques et les styles.

Le couplet-refrain, ou rondo : un refrain qui revient

C'est sans doute la forme la plus facile à repérer à l'oreille : un refrain — une idée marquante — revient plusieurs fois, séparé à chaque fois par un couplet différent. Le schéma le plus simple s'écrit A-B-A : refrain, couplet, refrain. Un vrai rondo va souvent plus loin, avec plusieurs couplets différents entre les retours du refrain (A-B-A-C-A…), mais le principe reste le même : on reconnaît immédiatement qu'on est « revenu à la maison » chaque fois que le refrain reparaît.

100 %
100 %
Mesures à

Chargement de la partition…

Un rondo en miniature : le refrain (do-mi-sol-do) encadre un couplet contrasté, plus rapide et plus mouvant.
100 %
100 %
Mesures à

Chargement de la partition…

Un vrai rondo de Chopin : repérez le retour du thème principal entre les épisodes qui l'entourent. — voir l'œuvre entière

Le thème et variations : la même idée, retournée dans tous les sens

Ici, une mélodie simple est présentée d'abord telle quelle — le thème — puis reprise plusieurs fois de suite en changeant à chaque fois son habillage : un rythme plus rapide, des notes de passage qui l'ornent, un mode différent, une autre harmonie en dessous. Le squelette reste reconnaissable d'une variation à l'autre ; c'est justement ce jeu entre ce qui change et ce qui ne change pas qui fait tout l'intérêt d'écouter des variations.

100 %
100 %
Mesures à

Chargement de la partition…

Le thème (do, mi, sol, do en rondes) puis une variation qui orne exactement les mêmes notes de passage.
100 %
100 %
Mesures à

Chargement de la partition…

Des variations de Chopin sur un thème donné : chaque variation garde le même squelette harmonique, avec un habillage différent. — voir l'œuvre entière

La fugue : un sujet qui se répond à lui-même

Une fugue démarre avec une seule voix, qui expose un court motif appelé le sujet. Une deuxième voix entre ensuite à son tour, en imitant ce même sujet — le plus souvent transposé une quinte plus haut, ce qu'on appelle la réponse — pendant que la première voix continue avec une nouvelle idée, le contre-sujet. D'autres voix peuvent entrer encore, chacune reprenant le sujet à son tour : c'est ce jeu de « poursuite » entre les voix qui donne son nom au genre (du latin fuga, la fuite).

100 %
100 %
Mesures à

Chargement de la partition…

Le sujet (do, ré, mi, fa) exposé seul, puis sa réponse (sol, la, si, do) imitée à la quinte pendant que la première voix poursuit avec un contre-sujet.
100 %
100 %
Mesures à

Chargement de la partition…

Une invention à deux voix de Bach, jouée en entier : écoutez comment la seconde voix imite systématiquement ce que vient de jouer la première. — voir l'œuvre entière

La forme sonate : une grande architecture en trois temps

Le premier mouvement de la plupart des sonates, quatuors et symphonies classiques suit un plan bien plus vaste, qu'on appelle la forme sonate : une exposition présente deux thèmes contrastés, l'un dans la tonalité principale, l'autre dans un ton voisin ; un développement les travaille, les fragmente, les fait voyager par toutes sortes de tonalités ; une réexposition les ramène enfin tous les deux dans la tonalité de départ, comme une histoire qui se referme. Cette architecture est trop vaste pour un court extrait — elle se découvre en écoutant un mouvement entier, du début à la fin.

100 %
100 %
Mesures à

Chargement de la partition…

Le premier mouvement d'une sonate de Beethoven : repérez les deux thèmes de l'exposition avant qu'ils ne se transforment dans le développement. — voir l'œuvre entière

Les formations : du soliste à l'orchestre

Une forme organise le temps ; une formation organise l'espace sonore, en fixant qui joue. Le corpus de Lyrico permet d'en comparer plusieurs, à écoute directe : le piano seul de la sonate ci-dessus, une voix accompagnée au piano, un quatuor à cordes, une petite formation baroque avec basse continue, et un chœur a cappella.

100 %
100 %
Mesures à

Chargement de la partition…

Le lied : une voix seule, accompagnée au piano — ici un lied de Schubert. — voir l'œuvre entière
100 %
100 %
Mesures à

Chargement de la partition…

Le quatuor à cordes : deux violons, un alto, un violoncelle — quatre voix indépendantes, ici chez Haydn. — voir l'œuvre entière
100 %
100 %
Mesures à

Chargement de la partition…

La sonate en trio baroque : deux violons et une basse continue (orgue, violone) — ici chez Corelli, jouée en entier. — voir l'œuvre entière
100 %
100 %
Mesures à

Chargement de la partition…

Le chœur a cappella : des voix seules, sans aucun instrument — un psaume à trois voix de Roland de Lassus, dans le style de la Renaissance. — voir l'œuvre entière

← Tous les chapitres