Un ornement, c'est une petite formule mélodique qui décore une note — un aller-retour vers sa voisine, une vibration rapide, un petit tour autour d'elle. Plutôt que d'écrire toutes les notes de la décoration en toutes lettres, la partition utilise un signe abrégé, toujours placé juste au-dessus ou au-dessous de la note concernée : un vocabulaire de signes que tout musicien apprend une fois pour toutes, et reconnaît ensuite d'un coup d'œil, quel que soit le morceau.
L'appoggiature s'écrit comme une toute petite note, généralement barrée d'un crochet plus fin, collée juste avant la note qu'elle orne. À la différence d'une vraie note, elle n'ajoute pas de durée supplémentaire à la mesure : elle emprunte une partie du temps de la note qui la suit, qui se retrouve donc raccourcie d'autant. C'est cette petite anticipation, juste avant la note principale, qui donne à l'appoggiature son caractère hésitant, presque soupirant.
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Le trille fait vibrer une note en l'alternant très rapidement avec sa voisine immédiate au-dessus, le plus souvent jusqu'à la fin de sa durée écrite. Il se note par un simple « tr » (ou une abréviation équivalente) au-dessus de la note, parfois prolongé d'une ligne ondulée si le trille doit durer longtemps. C'est l'ornement le plus spectaculaire à l'oreille, et l'un des plus caractéristiques de la musique baroque.
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Le mordant ressemble à un trille très bref : la note principale, sa voisine, puis retour immédiat à la note principale — un seul aller-retour, exécuté le plus vite possible, plutôt qu'une vibration prolongée. Il se note par un petit zigzag au-dessus de la note. Selon que ce zigzag pointe vers le haut ou vers le bas, le mordant va chercher sa voisine au-dessus ou en dessous de la note principale.
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Le gruppetto (ou « groupetto ») enchaîne quatre notes autour de la note principale : sa voisine du dessus, la note elle-même, sa voisine du dessous, puis la note à nouveau — un petit tour complet, noté par un signe en forme de S couchée au-dessus de la portée. On l'entend beaucoup dans la musique du XIXe siècle, où il sert souvent à adoucir l'arrivée sur une note longue.
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Une partition évite autant que possible de réécrire deux fois la même musique : elle utilise des signes de renvoi. Deux points collés à une double barre marquent une reprise : on rejoue tout ce qui se trouve entre le signe qui ouvre la reprise et celui qui la ferme, une seconde fois, avant de continuer. « Da Capo » (« depuis le début », souvent abrégé D.C.) renvoie carrément au tout début du morceau ; « Dal Segno » (D.S.) renvoie à un signe placé plus tôt dans la partition ; et une indication « al Fine » ou « al Coda » précise où s'arrêter, ou vers quelle conclusion sauter, une fois le renvoi effectué.
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