Les Orientales

Marie Jaëll

2 voix · Chant Voice, Piano

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Paroles

La lune était sereine et jou- ait sur les flots. La fenêtre enfin libre est ouverte à la bri- se, La sultane regar- de, et la mer qui se brise, Làbas, d'un flot d’ar- gent brode les noirs î- lots. De ses doigts en vi- brant s’échappe la guitare. Elle écoute ... Un bruit sourd frappe les sourds échos. Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos, Bat- tant l’archipel grec de sa rame tartare ? Sontce des cormorans qui plongent tour à tour, Et coupent l’eau, qui roule en perles sur leur aile? Est-ce un djinn qui làhaut siffle d’une voix grêle, Et jette dans la mer les cré- neaux de la tour? Qui trouble ain- si les flots près du sérail des femmes? Ni le noir cormoran, sur la vague ber- cé, Ni les pierres du mur, ni le bruit caden- cé D’un lourd vaisseau, rampant sur l’onde avec des rames. Ce sont des sacs pe- sants, d’où partent des sanglots. On verrait, en son- dant la mer qui les promène, Se mouvoir comme une forme humaine La lune était sereine et jouait sur les flots.

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